Le Maroc
Là,
rien de bien dépaysant, on se croirait à la Sécu. : on va au guichet
A, puis au C, pour revenir au A et pour finir en beauté au B…amusant (après
tout, je suis en vacances et tout le monde est gentil). A signaler que
vous pouvez trouver des "écrivains publiques", ce sont des personnes
qui vous aident à remplir les formalités. A ne pas négliger, ils peuvent
faire accélérer le mouvement comme ils peuvent vous faire perdre du temps
alors... Ils se font payer de 1 à 5 euros, c'est variable.
On
passe alors à la fouille du véhicule, déjà nettement plus intéressant.
Grâce à quelques amis, j’avais emporté 2 gros cartons de médicaments,
compresses et autres, plus quelques stylos ou cahiers de brouillon. Et
croyez moi ça « ouvre » des portes !.. A ce moment là,
2 douaniers passent en revue les médicaments et commencent à « tiquer »
sur certaines dates de validité, sur la quantité, etc. Denis, qui lui
était passé sans trop de difficultés, a eu la chance de tomber sur l’inspecteur
en Chef, qui souffre d’un mal de dents chronique, il me l’envoie en lui
disant que j’ai ce qu’il faut ! En l’espace de 5mn, le contrôle est
fini et nos amis douaniers me laissent passer sans plus de problème…(2
ou 3 boites de Doliprane chacun ont réussi à détendre l’atmosphère).
Je
ne pensais pas avoir d'à priori sur l'Afrique : je me suis vite rendu
compte que j'avais tort ! Je mettais imaginé le Maroc comme un ensemble
de petit village avec ça ou là quelques villes comme chez nous. Quelle
ne fut pas ma surprise en arrivant dans une grande ville toute bétonnée,
limite sale, grouillant de monde, il y avait des voitures, des camions,
des motos, des piétons et tout ce beau monde klaxonnait et criait de partout.
Alors là, ça faisait beaucoup pour moi, j'étais crevé, j'avais mal
dormi, cela faisait 2 jours qu'on roulait comme des malades. J'ai dit
à mon camarade :on dégage d'ici ! Alors on est reparti, et nous avons
atterri dans un charmant petit village et on s'est arrêté à l'hôtel. Une
chambre correcte avec douche : le bonheur

Une chose amusante à noter : Alors que nous galérons encore pas mal avec l'Euro, apprenez qu'en Afrique, ils sont parfaitement au point, eux ! Pour ceux qui seraient tenté par l'aventure, il vous faudra oublier tous les standards européens au niveau de confort des hôtels ou de l'hygiène.

Nous avons mangé au restaurant de l'hôtel des keiftas (viande hachée de moutons) d'ailleurs les moutons pendent à l'entrée et le cuistot "taille dans le vif". Ca surprend mais bon, j'ai faim alors je ne vais pas faire la fine bouche, Denis, quant à lui, est amusé par ma réaction, il m'avait prévenu mais ça ne fait pas pareil de s'imaginer une chose et d'y être confronter. Nous avons tous les deux dormis comme des masses.